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Pour les curieux

Un bon livre, une tisane au miel et la vie est belle !

 

Pour tous ceux qui souhaitent aborder, de près ou de loin, le monde des abeilles de manière poétique ou scientifique plutôt que technique, je conseille ces quelques livres dont la lecture m’a terriblement intéressée ou merveilleusement ravie.

Le peuple des abeilles
Eric Tourneret - Rustica Editions
Avant-propos d'Hubert Reeves

Quatrième de couverture : La vie de la ruche est fascinante… 40 000 individus y travaillent sans relâche pour la survie de l’espèce… Chaque abeille y a une place et un rôle bien définis, de la reine, pondeuse infatigable à la simple ouvrière chargée du « ménage », en passant par le faux bourdon, dédié à la fécondation et à la butineuse, approvisionneuse de la colonie… Toujours en mouvement, toujours au travail, cette société fascine du profane à l’apiculteur, à chaque récolte de miel.

Note de l'auteur et photographe : "Ce travail de fond sur l’abeille, la nature et l’homme est pour moi un engagement. Je suis conscient de l’urgence pour l’humanité de mener enfin des actions globales et efficaces pour protéger la nature. L’apiculture est pour moi un exemple positif de coopération entre l’homme, l’animal, la nature. L’apiculteur, par sa connaissance de l’équilibre naturel, est un acteur essentiel pour la prise de conscience nécessaire à notre population citadine. "

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L’apiculteur
Maxence Fermine – Livre de poche 2002

Quatrième de couverture : "Je recherche l'or du temps", écrivit le poète André Breton. Cette maxime aurait pu être celle d'Aurélien, héros de ce roman d'aventures initiatique. Depuis qu'une abeille a déposé sur sa ligne de vie une fine trace de pollen doré, ce jeune provençal de la fin du XIXe siècle ne rêve plus que de l'or - un or symbolique, poétique, qui représente bien plus que le métal précieux. Son rêve le décidera à se détourner des champs de lavande familiaux pour installer des ruches et fabriquer le miel le plus suave. Puis, après l'anéantissement de son travail par un violent orage, à partir pour l'Abyssinie, où l'attend une femme à la peau d'or, qu'il a vue en rêve... On croise Van Gogh et Rimbaud dans ces pages lumineuses, où le songe doré d'Aurélien lui vaudra de connaître bien des aléas, avant qu'il ne découvre l'or véritable de la vie.

Un beau récit entouré d'abeilles et de soleil. Un "récit sensuel, proche du conte initiatique" (D. Desjardins)

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L’apiculteur de Bonaparte
José Luis de Juan – Viviane Hamy 1999

Quatrième de couverture : Printemps 1814. Sur l’île d’Elbe, nul ne connaît l’intérêt de N. pour les abeilles, excepté Pasolini. Dès les premières victoires, l’apiculteur a perçu le lien magique qui unit les insectes au stratège hors de pair. Au fil des ans, la justesse de ses décryptages « apicoles » des batailles du grand Corse l’a convaincu que l’esprit de la ruche était la clef pour comprendre la vie et l’action de Bonaparte. Cette connaissance occulte qu’il possède de N. en fait le rouage essentiel de la conspiration fomentée par la Société Bonapartiste Toscane, qui vise à faire de l’empereur déchu, et revenu à ses origines, l’incarnation du risorgimento de l’Italie.

Premier roman d’une intelligence rare, aussi subtil que la couleur ambrée du miel, l’Apiculteur de Bonaparte a obtenu, en 1996, le prestigieux Prix Juan March Cencilllo, décerné à un roman court. José Luis de Juan, né en 1956 à Palma de Majorque, est juriste, spécialiste des Relations Internationales. Il collabore régulièrement au supplément Culture du quotidien El Pais.

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Une année à la campagne
Sue Hubbell – Gallimard Folio 1994

Quatrième de couverture : Un jour, Sue Hubbell, biologiste de formation, ayant travaillé comme bibliothécaire, lasse de vivre en marge de la société de consommation de l'Est américain, décide de changer de vie. Avec son mari, elle part à la recherche d'un endroit où ils pourraient vivre loin des villes, suivant l'exemple du poète Thoreau. Après avoir cherché, ils trouvent cette ferme dans les monts Ozark, au sud-est du Missouri, et, ne connaissant rien à l'agriculture ni à l'élevage, ils décident de créer une « ferme d'abeilles ».

Alors commence pour Sue Hubbell une aventure dont elle n'imagine pas les conséquences. Les saisons, les années passent, maintenant dans la solitude car son mari l'a quittée, et cette femme qui n'avait de la nature qu'une connaissance théorique découvre lentement l'immensité de l'univers qu'elle s'est choisi : sur ces quelques hectares de collines où, depuis la disparition des Indiens Osages, aucun être humain ne s'est vraiment arrêté, la vie a établi ses lois et ses règles, tissant un réseau de dépendances entre tous les habitants : les plantes, les insectes, les araignées, les serpents, les oiseaux, les mammifères, et même les parasites et les bactéries. L'entrée dans ce monde n'est pas simple.

Pour Sue Hubbell, c'est un véritable bouleversement. Elle qui croyait tout savoir de la vie animale découvre sur ces arpents de terre que la vie naturelle est un bien meilleur professeur, parce qu'elle ne donne pas la même réponse à toutes les questions, et qu'elle laisse le savoir germer et mûrir comme tout ce qui est vivant et vrai.

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Le Sang des Fleurs
Gilles Tétart – Odile Jacob 2004

Quatrième de couverture : L'abeille est un animal doté de caractéristiques surprenantes. L'industrieuse abeille est dépourvue de sexualité, à l'exception de la reine et des bourdons qui la fécondent lors du vol nuptial. Et cependant, cet animal qui manque d'animalité et de sexualité donne un produit dont la récolte se traduit dans le langage de la castration (tailler, couper, châtrer une ruche). Le miel, assimilable à une vomissure, est considéré comme une nourriture d'immortalité, qui ne se corrompt ni ne pourrit. Le miel a des propriétés antiseptiques et peut servir à la conservation des viandes. Le domptage du féminin dans le mariage vise à l'éradication de la lubricité et de la fureur sexuelle pour obtenir la bonne épouse, c'est-à-dire l'ouvrière abeille chaste, travailleuse et nourricière. Gilles Tétart montre dans ce livre foisonnant comment le mythe du miel enseigne que la désexualisation est nécessaire pour accéder à l'incorruptibilité et à l'immortalité par soi-même et non par une descendance.

Gilles Tétart est chercheur au laboratoire d'Anthropologie sociale du Collège de France.

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L’énigme des abeilles
Rémy Chauvin – Editions du Rocher 1999

Quatrième de couverture : L’abeille est, avec la fourmi et le termite, l’ « insecte social » qui pose au biologiste les problèmes les plus étonnants, en particulier à cause de son psychisme extraordinaire, proche des animaux dits supérieurs.
Le comportement de l’abeille est en effet complexe, souvent éloigné des raisonnements humains, notamment parce que certains de ses sens nous sont étrangers ; Rémy Chauvin fait ici un tour complet des caractéristiques des abeilles : biologie générale, découverte – fondamentale – des hormones externes ou « phéromones », mode de transmission des informations, génétiques, sociobiologie, et théorie du superorganisme entre autres.
Hommage vibrant à l’œuvre de Karl von Frisch, prix Nobel de médecine et grand génie naturaliste, livre testamentaire d’un esprit libre, qui a consacré toute sa vie à l’étude du comportement animal, l’Enigme des abeilles présente les recherches modernes et expose les résultats scientifiques les plus récents.

Rémy Chauvin, professeur émérite à la Sorbonne, est l’auteur de plus de quarante ouvrages concernant en grande partie la vie des animaux, dont La Biologie de l’esprit, Le Monde des fourmis et Le Monde des oiseaux aux éditions du Rocher.

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