Les consommateurs de miel se demandent souvent où se trouve la frontière entre un miel de fleurs sauvages issu de l’apiculture conventionnelle et un miel biologique. En apiculture biologique, comme dans les autres domaines de l’agriculture, nous sommes tenus de respecter un cahier des charges très précis et devons nous soumettre aux contrôles d’un organisme certificateur. Pour les Ruchers du Vallon, il s’agit de Qualité France.
Mais quelles sont les exigences auxquelles sont soumis les apiculteurs bio. Elles concernent plusieurs points :
- L’emplacement des ruchers :
La zone de butinage, dans un rayon de 3 km, doit être constituée de flore spontanée ou de cultures de production biologique.
Elle doit aussi être exempte de source de pollution (type autoroutes, zones industrielles, incinérateurs).
- Le nourrissement des colonies :
Le principe est de laisser les réserves de miel et de pollen suffisantes pour assurer l’hivernage. Mais si besoin un complément peut être apporté sous forme de sirop de sucre biologique.
- Les traitements vétérinaires :
Toute intervention avec des médicaments de synthèse (antibiotiques) est interdite. Seuls sont utilisables les traitements à base de produits naturels tels que : menthol, thymol, eucalyptol, camphre, acide formique, etc.
- Gestion de l’élevage :
La destruction des colonies dans les rayons lors de la récolte est interdite, de même que l’emploi de répulsif chimique de synthèse.
- Protection des ruches et des hausses :
Uniquement par des moyens naturels physiques (chaleur, froid, lumière, courant d’air), chimiques (ceux autorisés en agriculture bio tel le soufre) et biologiques.
- Origine des cires :
Ne peuvent provenir que d’unités de production biologique et être issues uniquement de la fonte d’opercules ou de cadres de hausse.